La part des choses

juillet 20th, 2017

La guerre à Dunkerque

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Vers quatre heures du matin, le 4 juin 1940, deux motards allemands mitraillettes braquées, précédant une division d’infanterie, entraient dans les faubourgs de Dunkerque, près de chez nous. A la veille de l’été, le soleil éclairait déjà la ville aux ruines fumantes, le second “Guernica” de l’Histoire. Le ciel, vers le port et les plages, était barré d’une longue torche noire, l’épaisse fumée d’une raffinerie en flamme que pas un homme passé ces jours-là par Dunkerque -y compris les derniers Anglais partis deux jours plus tôt sans trop prévenir leurs Alliés- ne pourrait oublier. J’avais vu, la veille, après la furie d’un duel d’artillerie, un officier français accrocher un grand mouchoir blanc à une canne de bambou. Le drapeau de son régiment venait d’être brûlé au terme d’un difficile combat. En quelque jours, j’avais connu la peur et le courage, la bêtise et la passion. Depuis j’ai accumulé les témoignages et fouillé les archives de cette tragédie qui vit les Alliés plus divisés qu’on ne l’a dit, et qui ne fut ni un miracle, ni un exploit. Une histoire d’hommes où les arrière-pensées se mêlent aux plus folles générosités; la première grande bataille de la Deuxième Guerre Mondiale. Je n’imaginais certes pas, alors, qu’un cinéaste de la qualité et du renom de Christopher Nolan consacrerait un film de cette importance à ce que les Anglais appelèrent “l’opération dynamo” -dont ils décidèrent presque seuls la date et les modalités. Elle ne put cependant réussir qu’avec le concours et la protection de leurs camarades français. Ce fut certes l’épisode le plus spectaculaire et le plus lourd de conséquences pour la suite de la guerre, mais seulement un épisode de la bataille de Dunkerque. Extrait du livre “Dunkerque 1940, Une tragédie française”: “J’avais 10 ans en 1940, quand éclata la première grande bataille de la Seconde Guerre mondiale, en France. Elle se termina par la victoire du dictateur allemand Adolf Hitler. À Dunkerque, où je vivais. J’avais 10 ans, et je rêvais, je voulais, je croyais que les Français allaient gagner, comme ils l’avaient fait vingt ans plus tôt, sur la Marne et à Verdun. Mais j’ai connu le drame d’une défaite comme mon pays en avait rarement subi. Et j’étais au coeur de cette bataille. J’ai vu alors les troupes anglaises la quitter, pour rentrer chez elles. J’ai aussi assisté, dans ma rue, aux tristes défilés de milliers de prisonniers français dont bon nombre avaient protégé ce départ, en luttant jusqu’à la dernière nuit, au soir du 3 juin. Depuis, j’ai toujours cherché à comprendre les raisons et le sens de la tragédie de Dunkerque, fouillé bien des archives. C’est pourquoi, je veux apporter ici mon témoignage et le résultat de mes recherches.”

juin 19th, 2017

Quand l’Arabie étouffe le Qatar

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L’Arabie saoudite s’est défendue mardi de toute volonté d’imposer un blocus au Qatar, mis au ban pour son soutien supposé au «terrorisme», en réponse aux inquiétudes de nombreux pays dont les États-Unis et la Turquie. En rompant le 5 juin avec Doha, Riyad et des pays arabes ont interdit leurs espaces aériens à ce pays et imposé des restrictions au commerce et au déplacement des personnes, l’Arabie saoudite fermant sa frontière terrestre avec le Qatar. «Il n’y a pas de blocus contre le Qatar (…), les ports sont ouverts, les aéroports sont ouverts», a souligné le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir en visite à Washington. «Nous leur avons interdit notre espace aérien, ce qui est notre droit souverain», a-t-il dit, ajoutant que «les limitations d’utilisation de l’espace aérien saoudien ne concernent que les compagnies qataries et les appareils qui sont la propriété de Qatariotes». «Techniquement, cela n’est pas un blocus. le Qatar peut importer et exporter des biens quand il veut. Ils ne peuvent juste pas utiliser nos eaux territoriales», a ajouté M. Jubeir. «Nous sommes prêts à approvisionner (le Qatar) en vivres et en médicaments, si nécessaire», a-t-il poursuivi. Le ministre saoudien a tenu ses propos après avoir rencontré son homologue américain Rex Tillerson qui avait souhaité «l’allègement» des mesures économiques contre le Qatar en dépit de la position plus dure du président Donald Trump, qui avait lui sommé ce pays d’«arrêter immédiatement» son financement des mouvements «terroristes». Ankara a annoncé mardi soir que le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, se rendrait mercredi au Qatar pour y rencontrer l’émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. M. Cavusoglu aura aussi des conversations avec son homologue qatari cheikh Mohammad ben Abdel Rahman Al Thani, selon le communiqué officiel turc, alors qu’Ankara observe avec préoccupation la crise impliquant le Qatar, son principal allié dans la région. En première ligne lorsqu’il s’agit de défendre Doha, le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré que le Qatar était un pays contre lequel «une peine de mort avait en quelque sorte été prononcée». «S’efforcer d’isoler un pays dans tous les domaines (…) est inhumain, contraire (aux valeurs de) l’islam», a déclaré M. Erdogan. Le président turc a aussi indiqué mardi qu’il devait avoir un entretien par téléconférence avec le président français Emmanuel Macron et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. La Turquie entretient des rapports privilégiés avec le Qatar, richissime émirat gazier avec lequel elle a des relations commerciales importantes. M. Erdogan s’est toutefois abstenu de critiquer frontalement la puissante monarchie saoudienne, avec laquelle son pays veut développer ses relations. «Je pense qu’en tant qu’aîné du Golfe, le roi (Salmane) d’Arabie saoudite devrait résoudre cette affaire, faire preuve de leadership», a-t-il déclaré. Le président russe Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec le roi Salmane. Il a évoqué, selon le Kremlin, «l’aggravation de la situation au Qatar qui, malheureusement, n’est pas propice à la consolidation des efforts conjoints pour le règlement de la situation en Syrie». L’Iran, autre soutien du Qatar, a proposé par la voix de son chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif «d’établir un mécanisme permanent de consultation, de conversation et de résolution des conflits dans notre région». L’Iran a déjà envoyé des tonnes d’aide alimentaire au Qatar, ostracisé par ses voisins en raison notamment de son rapprochement avec Téhéran. Le Qatar reste quant à lui sur une ligne dure en réaffirmant son indépendance, notamment en matière de politique étrangère, jugée favorable aux islamistes par ses voisins, et en défendant ses liens avec l’Iran. «Les accusations (contre le Qatar) n’ont aucun fondement et aucune logique», a affirmé l’ambassadeur du Qatar auprès de l’Union européenne, Abdel Rahmane al-Khulaïfi. Il a toutefois souhaité «un succès» de la médiation menée par l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, dont le pays n’a pas rompu avec le Qatar, et s’est dit certain qu’elle sera soutenue par d’autres pays, notamment les États-Unis. M. Khulaïfi a souligné que son pays ne pouvait pas tourner le dos à l’Iran, avec lequel il partage le deuxième champ gazier du monde. «Comment peut-on créer de l’animosité avec un pays qui partage avec nous un champ gazier ?» s’est-il demandé, relevant que les pays arabes qui reprochent à Doha son rapprochement avec Téhéran ont parfois des liens économiques plus solides avec l’Iran.

juin 2nd, 2017

Le Mt Saint Michel en ballon

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L’actualité ne prête décidément pas à sourire, et c’est pourquoi, je vous propose aujourd’hui une envolée poétique, réminiscence d’une escapade fabuleuse. Cet été, j’ai expérimenté une expérience à laquelle je repense souvent : j’ai en effet contemplé la terre sous un nouvel angle avec un vol en montgolfière. Cette fabuleuse promenade s’est déroulée à la campagne, et je dois dire que les évènements qui ont marqué cette journée me reviennent régulièrement à l’esprit. Je repense à ce matin, attendant dans un pré couvert de rosé, tandis que le staff préparait la nacelle. L’heure était matinale et mes amis et moi tremblions dans l’air frisquet du matin. Je me revois monter à bord et profiter de la douce chaleur du brûleur. Mais je revois surtout cette minute prodigieux où la nacelle a enfin quitté la terre ferme tout en douceur et a rejoint les cieux. La terre, qu’on a tellement l’habitude de fouler que l’on n’y fait plus attention, s’est alors apparue dans toute sa beauté. Cela me rappelle une scène dans Le cercle des poètes disparus, il y a une scène que j’aime beaucoup. C’est quand le professeur Keating grimpe sur son bureau et raconte qu’il faut parfois regarder sous un angle différent ». Et c’est ce qu’était ce vol en montgolfière, au final : une façon de voir le monde d’un point de vue original.Le baptême en aérostat est une expérience géniale. Et différent, je peux vous assurer que le monde est différent, lorsqu’on l’admire à 100 mètres d’altitude ! Vous avez déjà admiré la terre depuis le hublot d’un Airbus ? Mais c’est comme comparer le dessin et le modèle en chair et en os ! Dans une montgolfière, il n’y a pas une paroi de verre pour vous séparer du monde. Vous n’êtes pas comme un poisson dans un bocal. Là, vous pouvez sentir le vent sur votre visage, l’odeur caractéristique de l’air frais, vous admirez le paysage qui se rehausse d’or tandis que le soleil étend ses rayons. Une vraie union avec le monde. Cette expérience s’est déroulé il y a de ça un bout de temps et j’y repense lorsque je prends le temps de lever le nez vers les cieux. Ce vol en ballon est devenu une façon à moi de m’extraire des petits désagréments qui parsèment la vie au quotidien. Une véritable bouffée d’air frais dont les effets perdurent, en définitiveSi l’occasion se présente un jour, tentez l’expérience sans hésiter.Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du blog sur cette expérience de baptême en montgolfière au Mont St Michel qui est très bien fait sur ce sujet.

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mai 11th, 2017

Les objectifs sociaux et l’entreprise

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Du fait que les entreprises d’économie sociale ont des objectifs sociaux (incluant la lutte contre pauvreté, l’insertion économique des personnes éloignées du marché du travail, le développement socio- économique durable et local), et démontrent la capacité de générer des externalités positives et d’internaliser les coûts sociaux (qui autrement sont subis par l’État), le soutien à l’économie sociale requiert une implication financière importante de la part de l’État. Cette implication représente un 9 investissement dans le bien-être collectif qui relève de l’intérêt général. En Europe, et en France, cette justification n’était pas essentielle jusqu’à récemment. La prépondérance d’une nouvelle perspective associée aux politiques publiques mettant l’accent sur la capacité concurrentielle de ces entreprises et sur la commercialisation des entreprises sociales, risque de remettre en cause le soutien du secteur public à l’économie sociale, y compris dans les pays où une perspective plus large des entreprises sociales est bien ancrée. Cette vision homogène et plutôt anglo-américaine, axée sur les entreprises prises individuellement et sur les entrepreneurs individuels doit être, de ce point de vue, contrastée avec la vision plutôt européenne que l’on retrouve également en Amérique du Nord, au Québec, et dans plusieurs pays du Sud qui mettent l’accent sur le caractère collectif de l’économie sociale. Le côté plutôt positif de la reconnaissance de l’entreprise sociale comme acteur économique hybride est lié à l’impact de cette reconnaissance sur l’image des OBNL, qui trop souvent, sont associées exclusivement à l’action sociale ayant de ce fait un caractère marginal et distinct des coopératives, des mutuelles et des entreprises privées reconnues comme acteurs économiques. La notion d’entreprise sociale valide la contribution des OBNL à l’économie. Cette reconnaissance est bienvenue, entre autres, en opposition à une distinction souvent trop étroite entre économie sociale et économie solidaire où entre ancienne et nouvelle économie sociale. Quel que soit le concept retenu, il est nécessaire de souligner qu’il s’agit dans tous les cas d’entreprises collectives fondées sur des valeurs de solidarité et de démocratie contribuant à la fois au bien-être social et à la croissance économique. Tout en reconnaissant leur caractère commun, il faut éviter le danger opposé qui consiste à les homogénéiser et à effacer leurs multiples différences – qu’il s’agisse des biens et/où services qu’elles produisent, de la nature de leurs engagements sociaux et de leur capacité d’autonomie financière. Une telle homogénéisation domine le discours anglo-américain, qui ne fait pas de distinction entre différents types d’entreprises sociales. De ce fait, de nombreuses entreprises sociales recevant des financements publics courent le risque de les perdre et sont en danger de devoir se commercialiser pour survivre.

avril 26th, 2017

Petit deviendra guerrier

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Dans les pays occidentaux, l’on a changé de modèle démographique depuis si longtemps que l’on en est venu à sous-estimer, voire ignorer, l’emprise que pouvait avoir la démographie dans les conflits armés. Mais il me semble crucial de s’en souvenir. En effet, dernièrement, pendant un séminaire au Costa Rica, j’ai pu entendre un exposé très intéressant sur le rôle qu’avait la démographie dans ces problèmes. La personne y expliquait que la baisse du taux de natalité est non seulement fondamentale pour les ressources naturelles mondiales mais aussi pour la stabilité sociale. A l’échelle mondiale, le taux de natalité a tendance à fléchir. Mais certaines régions du monde échappent à cette baisse, et ce sont justement ces zones démographiques qui sont régulièrement souillées par les violences. Quel lien peut-il y avoir entre les deux, me direz-vous ? C’est tout simple. La population y est confrontée à une croissance ingérable, suite à une réduction du taux de mortalité qui n’a pas mené à une diminution de la natalité. Et avec une proportion gigantesque de jeunes susceptibles de combattre, il semble qu’il soit pour ainsi dire impossible de former une société démocratique. Par conséquent, la violence sera encore longtemps un fléau pour ces pays, tant qu’ils n’auront pas procédé à une baisse conséquente de la natalité. L’intervenant analysait également que le problème dépend généralement de l’amélioration de la condition de la femme. Des études prouvent en effet qu’une baisse de la natalité est la conséquence naturelle des programmes d’alphabétisation des jeunes filles. L’alphabétisation et la libération de la femme sont en fait la meilleure façon de réduire le taux de mortalité infantile en même tant que le taux de natalité. Les femmes représentent visiblement la solution d’un taux de natalité moins élevé et d‘une transition démographique réussie. J’ai beaucoup apprécié ce séminaire, en définitive. Non seulement les débats y étaient passionnants, mais l’organisation a suivi de même, ce qui a permis à tout le monde de participer aux débats. Un grand merci aux organisateurs, donc. D’ailleurs, je vous mets en lien l’agence qui a mis en oeuvre ce séminaire au Costa Rica, si vous prévoyez de gérer une manifestation.

avril 7th, 2017

Note pour maintenant : remettre les choses en perspective

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A écouter les médias, notre monde est au bord de l’explosion. Rien ne va plus, nulle part ; c’est le chaos partout. Pourtant, partagez-vous vraiment ce sentiment ? Oubliez une minute ce qu’en disent les médias. Regardez autour de vous. Allez-vous si mal que ça ? Vivez-vous dans une zone de guerre ? Ne mangez-vous pas à votre faim ? Ne bénéficiez-vous pas de soins gratuits lorsque vous êtes malade ?

C’est tout cela, et un peu plus, que l’on a tendance à oublier lorsqu’on regarde l’actualité. Certes, l’injustice et la pauvreté existent. Certes, la corruption et les crimes sont une réalité. Mais la situation n’est peut-être pas aussi catastrophique que ça. Les médias se concentrent sur ce qui va mal. Et les gens, à force d’être matraqués par toutes ces mauvaises nouvelles, en viennent à croire qu’ils sont à plaindre. Je crois qu’il est plus que temps de faire la part des choses. Et, oui, vous l’avez deviné : c’est exactement ce que nous allons faire sur ce blog. Reprendre l’actualité du moment, mais en la remettant d’une part en perspective, et en rappelant en outre tout ce qui va bien aussi. C’est peut-être là l’essentiel. Parce qu’honnêtement, quand on écoute certaines personnes, on a un peu l’impression qu’elles se noient dans un verre d’eau. Ce qui est indécent quand on voit qu’ailleurs, des gens meurent vraiment de la guerre, de la famine ou de la maladie !





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